Les tableaux ci-dessus donnent les prix du jour, par type et par marque, relevés chaque nuit. Voici ce qu’ils racontent, en ordres de grandeur arrondis : dans le comparateur, une poussette coûte de 50 à 1 400 euros environ, et la moitié des modèles moins de 230 euros environ. Les fourchettes des types se chevauchent : c’est l’équipement, plus que l’étiquette, qui fixe le prix.
Ce que chaque palier de prix vous donne
- Sous 150 euros environ : surtout des cannes et des compactes. Aucune nacelle, aucun siège réversible, peu de cosy compatibles ; mais la plupart s’utilisent dès la naissance grâce à un dossier qui s’allonge, et beaucoup acceptent l’enfant jusqu’à 22 kg.
- De 150 à 300 euros environ : arrivent les nacelles (souvent en option, ou un siège qui se transforme en nacelle), les premiers sièges réversibles, les trios d’entrée et la plupart des poussettes doubles. Le cosy se clipse surtout grâce à des adaptateurs.
- De 300 à 600 euros environ : une poussette sur deux environ a un siège réversible, et la nacelle est plus souvent incluse ou prévue.
- Au-delà de 600 euros environ : dans nos relevés, toutes s’utilisent dès la naissance et jusqu’à 22 kg, presque toutes ont un siège réversible, la plupart sont vendues avec une nacelle ou prévues pour en recevoir une, et aucune n’est annoncée au format cabine.
Plus le prix monte, plus la poussette pèse : le poids médian passe d’environ 7 kg sous 150 euros à un peu plus de 8 kg jusqu’à 300 euros, près de 10 kg jusqu’à 600 euros et plus de 12 kg au-delà. Payer plus achète de l’équipement, pas de la légèreté.
Nacelle, cosy, roues, châssis : ce qui fait le prix
La nacelle creuse le plus gros écart de prix. En valeur médiane, les poussettes vendues avec une vraie nacelle coûtent environ trois fois plus que celles qui n’en ont pas. Quand la nacelle est « en option », son prix s’ajoute à celui affiché pour la poussette.
Le cosy suit la même logique. Une poussette sur laquelle un cosy peut se clipser coûte en médiane autour de 300 euros, contre 130 euros environ pour les autres. Et « compatible » ne veut pas dire « fourni » : la plupart demandent des adaptateurs, parfois vendus à part, comme sur la Maxi-Cosi Lara².
Le siège réversible et le guidon réglable suivent le prix : rares sous 150 euros environ, ils équipent presque toutes les poussettes au-delà de 600 euros. Le châssis en aluminium, lui, se trouve à tous les prix. Les suspensions pèsent peu dans le prix : une poussette sur deux environ sous 150 euros est suspendue sur les quatre roues, et de grandes roues arrière avec des suspensions se trouvent dès 120 euros environ, sur la MoMi Miya Eva (roues arrière de 25,4 cm). Léger ne veut pas dire cher non plus : la Bébé Confort Snow pèse 5,05 kg et la Hauck Citi Neo II accepte un enfant de la naissance à 22 kg, toutes deux sous 100 euros environ.
Le vrai coût : divisez par les mois d’usage
Divisez le prix par le nombre de mois pendant lesquels la poussette servira. Une poussette de 300 euros environ, utilisée de la naissance jusqu’à 22 kg (environ 4 ans d’après les fabricants), revient à un peu plus de 6 euros par mois. Une canne de 80 euros environ, prise à 6 mois et limitée à 15 kg (environ 3 ans), revient à moins de 3 euros par mois, mais il faut lui ajouter ce qui a servi avant : nacelle, cosy ou première poussette.
Quand payer plus vaut le coup
Payer plus a du sens quand cela évite un second achat : une poussette utilisable dès la naissance et jusqu’à 22 kg peut servir seule toute la période de la poussette, quand une poussette limitée à 15 kg, ou qui ne démarre qu’à 6 mois, en appelle souvent une deuxième. Le cosy compatible se justifie si vous prenez la voiture tous les jours, les grandes roues si vos trajets passent par des chemins, le format cabine si vous prenez souvent l’avion. À l’inverse, une nacelle n’est pas indispensable si le siège est annoncé utilisable dès la naissance, et un siège réversible alourdit la poussette autant que la facture.
Pour un budget serré, les poussettes pas chères et les poussettes à moins de 200 euros suivent les prix du jour. Une promo n’y est signalée que si la baisse se vérifie : 7 % sous la médiane de nos 30 dernières nuits de relevés, ou 5 % sous l’ancien prix affiché par le vendeur.
Occasion, location, revente : payer moins autrement
Nous ne relevons pas les prix d’occasion. L’occasion fait dépenser moins, à condition de vérifier châssis, freins, harnais, notice et rappels : le guide de la poussette d’occasion détaille ces points, et la page des rappels de poussettes dit si un modèle a été rappelé. Pour des vacances ou un voyage en avion, louer une poussette peut suffire. Et quand la vôtre ne sert plus, le guide pour vendre sa poussette aide à en récupérer une partie du prix.